La création du verre à vin d'Anjou

En juillet 1913, l’Union des viticulteurs de Maine-et-Loire organise à l’attention de sommeliers de Paris une visite découverte du vignoble. Le docteur Montprofit, vigneron et esthète, accueille les participants pour un banquet dans sa propriété de la Raimbaudière (vignoble de 65 ha à Champ-sur-Layon). A la fin du repas, la création d’un verre destiné tout particulièrement aux vins d’Anjou est proposée par les convives : un verre pour identifier, mettre en valeur et promouvoir les grands Blancs d’Anjou.

 

Dès l’année suivante, plus de 300 projets ont été soumis au jury composé de personnalités du vignoble pour un concours dont le projet primé deviendrait le verre à vin d’Anjou. Des candidats de toute la France ont concouru. Mais la Première Guerre Mondiale reporte la publication des résultats.

 

Ce n’est qu’en 1920 que Monsieur Louis Migot, propriétaire du Château de Belle-Rive à Rochefort-sur-Loire, remporte le concours à une forte majorité : 193 points sur les 240 possibles.

 

Il existe deux types de verres à vin d’Anjou : le premier, robuste en demi-cristal, est destiné aux restaurants et débits de vins, et le second, plus élégant et en cristal fin, monté sur une colonne plus haute et à pans coupés, orne toutes les belles tables qui l’y invitent.

 

Les verres à vin d'Anjou sont en vente à la boutique du Musée.